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RTX (Transmaniacon)
"Highway to hell"

Attention événement ! Jennifer Herrema, de Royal Trux revient avec un nouveau groupe RTX (drôles d'initiales non ? Royal Trux R.I.P). La sortie de l'album Transmaniacon (nom emprunté à une chanson du mythique groupe Blue Öyster Cult) marque le retour de Jennifer au sein du label Drag City et plus simplement son retour sur le devant de la scène. La belle a encore quelques leçons à donner, et c'est la moindre des choses quand on sait qu'elle a également pris part à l'aventure Pussy Galore dans les années 1980, tout comme son époux Neil Hagerty (membre fondateur de Royal Trux à Chicago en 1985). L'histoire est connue : les deux se brouillent rapidement avec Jon Spencer et Christina Martinez (sa femme, leader de Boss Hog) et commencent l'aventure Royal Trux. Le couple de junkies décide de continuer l'expérience noisy-punk-arty, et pendant dix ans vont régulièrement faire parler d'eux, dans les colonnes indé des magazines rock underground. Seulement, en 2001, le camion royal tombe en panne, et les deux conducteurs décident de continuer leur route séparément…the end. Mais fin 2004 Jennifer fait reparler d'elle avec un disque à la pochette arrogante (tête de mort) et surtout une musique puissante, violente, inspirée, sexy, viscerale…
RTX ressemble a un groupe concept, reprenant tous les clichés du hard/rock/heavy/metal pour mieux les digérer et en faire quelque chose d'hybride, inconnu et intriguant. Seulement voilà, ce n'est pas une blague, Jennifer est là pour jouer le putain de rock'n'roll et fonce tout droit tête baissée sur l' " highway to hell ". Bref, c'est le genre de fille qui impressionne, avec qui on ne voudrait pas se battre, mais qui en même temps émeut le public car elle vit sa passion sans se poser de questions, sans nostalgie, sans pose, sans plans précis. Au contraire, elle cherche toujours à se positionner clairement comme prêtresse avant-gardiste du rock, même si pour le coup l'album donne l'impression d'hésiter constamment entre rock'n'roll brut et projet noisy-arty…

OLIVIER RIGOUT