Autobahn66.com
Interviews / Papiers / Tops / Images / Copinage / Infos

Festival Les Inrockuptibles
Bordeaux (Théâtre Barbey 8-9/11/05)

Premier soir :

On passe en mode lecture avec VHS or Beta : tout est dans le nom, ils refusent de choisir entre 2 formats (rock et dance) afin de ne pas être étiquetés ; la musique de ces bêtas pourrait cependant être qualifiée de « mauvaise ».
Le nouvel espoir anglais (couverture du NME avec un seul single I bet you look good on the dancefloor) et la révélation du festival s’appelle The Arctic Monkeys 19 ans de moyenne d’âge, encore de l’acné et des joues rouges, mais déjà un son, une attitude, des chansons (entre les Jams et les Libertines) : l’avenir s’annonce excitant. The Go ! Team enchaîne avec un live dansant , noisy et joyeux, en empruntant à tous les genres existants. Les joueurs s’échangent les instruments pendant les morceaux alors que leur chanteuse noire déguisée en pom-pom girl, véritable capitaine de soirée, mène l’équipe et invite le public à l’encourager.
Devendra Banhart et ses amis pecnots nous auront bien fatigué avec leurs simagrées bobo/hyppie, malgré une reprise de «Don’t Look Back in anger » d’Oasis : « I feel like a child » crie le barbu illuminé. On avait remarqué ; « We feel like sleeping » semble lui répondre le public.

Second soir :

Arrivé trop tard pour Hard-fi, mais heureux de voir qu’il y a encore plus de filles, de lycéens et d’anglais qu’hier. La soirée commence avec les Futureheads, qui jouent efficacement, mais sans âme, leur rock banal : l’avenir s’annonce compromis.
Les Maximo Park, tous de noir vêtus (cravate rouge et mèche plaquée pour le chanteur) confirment leur statut de bêtes de scène avec une prestation martiale entre Joy Division et les Hives. Tous les titres de Certain Trigger sont dégainés de manière à mettre le feu aux poudres.
Les Anglaises en chaleur avaient bien fait le déplacement en bus pour les nouveaux Franz Ferdinand qui se nomment Kaiser Chiefs. Après trois chansons, même les sceptiques n’en croyaient pas leurs oreilles et leurs yeux : NANA NANA NAA, le chanteur avec sa tête à claque de fils-à-papa pourri-gaté, soutenu par un groupe qui joue fort et vite (que des tubes), a enflammé la salle (quitte à se jeter dans la foule à plusieurs reprises ou à monter dans les gradins) qui a repris en chœur toutes les paroles,. Bouquet final avec en rappel leur relecture explosive et dansante de « Through the Grapevine » de Marvin Gaye dans un style proche de LCD Soundsystem.

OLIVIER RIGOUT