
CALVI ON THE ROCKS (4, 5, 6, 7 juillet 2008)
Début juillet dans la citadelle de Calvi (Corse) c’était springbreak comme sur MTV. Wayfarer sur tous les nez, American Boy dans la sono, petits culs comme dans Jalouse et seaux de Veuve sur le sable fin : le chroniqueur d’Abus se sentait gros, pauvre et hasbeen. Quelques bières plus tard et son t-shirt Blues Explosion passé tout allait un peu mieux. En quelques pas de danse il a illuminé la 6éme édition placé sous le signe de la disco, du soleil et des yaourts Mamie Nova… Vous connaissez la suite… Entre la plage de l’Octopussy, le Théatre de Verdure et les aftershows chez Tao (boite qui offre une vue à voir des étoile filantes et permet de faire tomber ses effets personnels sur un dénivelé de 100m de haut) il y avait de quoi se déshydrater. Ce que mes collaborateurs et moi n’avons pas fait. En vrac on a sûrement : adoré l’excellent live cover-electro-rock de Soulwax, dansé sur la house-à-la-Tom-Waits du duo Nôze, maudit les poussifs Birdy Nam Nam (« faites du bruit » qu’ils disaient), adoré le set à go-go des 2 Many Djs, loupé celui de James Murphy, fait des claquettes sur les reprises chacha de Senor Coconut, bu-bu pendnat Zombie Zombie, dunduné notre portefeuille sur Para One, enjoyé notre live good sur Naive New Beaters, perdu patience pendant The Shoes, et aussi pris des coups de soleil pendant les cours d’érudition du docteur ès electro Marco Dos Santos. 3 jours de capital santé en moins. A refaire sans modération.
GARDEN NEF PARTY (18-19 juillet 2008)
Arrivé avec 3 h de retard à Angouléme nous nous avons décidé de ne pas perdre de temps avec les fioritures ? Début des hostilités avec the Kills, parfaits pour le couché de soleil dans ce théatre naturel qui sent bon les pins et les pintes. On enchaine avec Heavy Trash, et Jon Spencer massacre avec génie 50 années de rockabilly pour notre plus grand bonheur. Ensuite The Raconteurs sonneront comme Queen et The Brian Jonestwon Massacre comme le Velvet, ce qui n’est pas sans déplaire les kids. Heureusement Justice remet les pendules à l’heure avec un live violent, pyrotechnique et dansant. Il sont ont beau mettre à jour leur Facebook sur scène, ça vole très haut. Après ça je crois qu’on s’amusait à tourner sur nous même en disant qu’on « était pas bourré ». Le lendemain le soleil était encore au RDV. Et après l’étape resto-gueule-de-bois-Champion-douche il était déjà l’heure de louper quelques concerts. Les Strokes de Bordeaux, Kid Bombardos, donnaient un concert énergique quoiqu’un peu brouillon. Mes les chansons sont là, la légende est en route. Plus tard les Hives donneront pour une fois un concert assez fin. Tout le contraire des Stooges (show aussi calculé que celui de Madonna et exécution musicale d’une lourdeur à faire passer Sepultura pour Bell & Sebastian). On espérait se rattraper avec Adam Green qui venait présenter son super dernier disquer…Malheureusement c’était raté (chorés de merde, guitariste bourrin, setlist bâclée, orchestrations foireuses, costumes merdiques…Bref, la soirée s’est surement finie sur le Dj Set de Peaches qui dans mes souvenirs s’est fait jetée de scène par l’orga du fetival…
Je me suis aussi renversé un kebab et du ketchup sur la barbe.
LA ROUTE DU ROCK (14, 15, 16 août)
On nous avait dit qu’il ferait mauvais, qu’on se ferait chier, qu’il pleuvrait… Bah voyons.
3 jours à base de popopopop bretonne dans le Fort St-Père en compagnie de nos amis de Talitres, Abus, Disco Babel, Corner, j’en passe et des pires. Le premier soir aura été marqué par un pogo sur les Breeders qui ont pourtant joué mou du genou. Heureusement les Foals ont tout cassé à la fin. Entre temps les Cold War Kids et Tindersticks ont pris soin de déployer leurs mélodies un poil badantes mais magiques. Le lendemain le réveil fut assez difficile mais la hip-pop de Why? A suffit à nous rédonner l’envie de vivre. Les Notwist nous ont plutôt donné envie de nous suicider en toute beauté mais Sigur Ros a réussi l’exploit de ne pas enfoncer le clou. Je partais avec un à proiori négatif mais la boone humeur communicative du collectif Islandais m’a fait pensé aux explosions de couleurs des Flaming Lips. Après quoi les excellents Pivot et Adam Kesher ont pu servir leur Electro-post-synth-punk-mes-couilles-sur-ton-nez-ou-bien-? à un auditoire ravi. Respectivement signés chez Warp et Disque Primeur ces 2 groupes ont tout pour devenir grands. Le samedi après un crabe offert par Corner (à leur insu), un passage au Palais du Grand Large (avec la claque echo-folk de Phosphorescent puis la jolie découverte indie-wave-lo-fi de Windsor for the Derby) quelques bouteilles de Poliakov il était déjà l’heure du rappel des Girls In Hawaii qui aparement ont beaucoup plu. Tant pis pour nous. Pas grave le triolet qui s’annonçait après se suffisait à lui même : le duo top of the pop The Ting Tings, le krautrock envoûtant de Poni Hoax avec 15 min de crachin breton (scénario parfait) puis le hard-dance-rock des Midnight Juggernauts (les australiens préférés de Justice). Après quoi la nuit nous a englouti.