Malgré le bas niveau sonore dû à la formation acoustique (piano, batterie et violoncelle) on n'entendait qu'elle. Emily Loizeau. La musique. Bref, l'oiseau-lyre pour qui ce concert constituait un "baptême", selon ses propres paroles.
Et qui plus est, un baptême de l'air musical très réussi. Ainsi, en déployant des mélodies aussi riches que les couleurs du plumage d'un paon, Loizeau s'est envolée vers "l'autre bout du monde". C'est à dire son premier album, dans lequel elle a picoré afin de charmer le public avec son ramage unique et son humour malicieux. Il s'agissait là d'une véritable invitation au voyage entre chanson française, jazz manouche et balades pop.
Non contente de faire la (basse) cour à l'auditoire et ce malgré l'absence de décolleté pigeonnant, elle a également séduit le talentueux songwritter Neal Casal qui l'a prise sous son aile pour un duo final planant.
Espérons juste que ce concert n'était pas son chant du cygne.
OLIVIER RIGOUT